Gantz : Reborn est un Forum RPG au scénario original librement inspiré du célèbre seinen éponyme, manga écrit et dessiné par Hiroya Oku. Gore, Violent, Sexy, Épique, Stressant, Effrayant. Pour Public Averti.
 
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  Premier sang... [Morts Mission 1]

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GANTZ
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MessageSujet: Premier sang... [Morts Mission 1]   Mar 19 Juil - 14:48

Tokyo, Japon.
30 Juillet de l'année 2016.

La bête doit être nourrie.

Ce SoiR eST Le SoiR...


[ ici devront figurer les messages relatant la mort de tous les participants conviés à participer à la Mission 1, PJs et PNJs confondus. La mort des personnages devra se dérouler avant 21h30, à tout moment de la journée.
Voir : Mission 1 ]

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GANTZ
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MessageSujet: Re: Premier sang... [Morts Mission 1]   Mar 19 Juil - 23:37


Il était tard. Mais cela ne posait pas de problèmes au senior de la société Daimaru. Une des plus grandes chaînes de magasins de détails au Japon. Assis à son bureau, les yeux fatigués, Matsumoto Kunio tapotait à son rythme le rapport des finances de ce mois-ci. Le projet de localisation massive au sein de la capitale ne se portait pas si bien que les directeurs l'avaient espéré. La concurrence, le déclin de l'entreprise, il était difficile de maintenir la tête hors de l'eau avec la crise économique mondiale. Les affaires sont les affaires. Mais à 69 ans, dont 45 ans passés à servir la compagnie, on pouvait être en droit d'espérer des résultats plus concluants.

D'un coup d'oeil, il balaya les alentours des bureaux et constata qu'hormis quelques têtes endormies sur les tables, les locaux étaient vides. Il soupira. Beaucoup de bons employés qui avaient fait la gloire de cette entreprise étaient désormais retraités. Ne restait plus que la jeunesse pour combler ces vides inestimables, dont Matsumoto était l'un des derniers remparts, et cette même jeunesse ne valait pas la précédente, qui elle-même ne valait pas celle d'avant, et ainsi de suite... Les vraies valeurs du travail se perdaient. De son temps, les bureaux seraient encore bondés de monde s'échinant à travailler pour la réussite de leur compagnie. Une honte. De quoi ruminer dans sa barbe. Mais il n'avait pas de barbe.

Il avait grand besoin d'un café. Exténué, l'homme d'affaires se leva de son siège pour s'exécuter. Et il s'exécuta. D'un coup, son coeur rata un battement, puis un autre. Estomaqué, le souffle coupé, Matsumoto porta sa main ridée au niveau de sa poitrine douloureuse. Il froissa ses vêtements entre ses doigts. La douleur était effroyable, terrifiante. Si soudaine et abrupte. Une crise cardiaque.

- Ugh... à... l.. de... ! tenta-t-il d'articuler tant bien que mal.

Futile. Aucun son concret ne daignait sortir de sa gorge nouée par une peur incontrôlable. Le souffle coupé, les yeux exorbités, il tenta maladroitement de s'agripper au bureau mais loupa, s'étalant de tout son long par terre, la moquette amortissant faiblement sa chute. Un filet de bave coulait le long de son menton alors qu'il tressaillait. Recroquevillé, tremblant, suffoquant, terrassé par la fatigue et la souffrance, sa vue se brouilla pour finalement l'envelopper dans le noir et le silence au bout de quelques instants.

Le corps sans vie du vieil homme se relâcha instantanément.

Tant de stress avait eu raison de l'employé acharné, qui lâcha son dernier souffle dans l'indifférence la plus totale au sein même de cette entreprise pour laquelle il avait littéralement donné sa vie.
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Harukawa Reiko
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MessageSujet: Re: Premier sang... [Morts Mission 1]   Mer 20 Juil - 2:39

Alors que le crépuscule illuminait peu à peu les sombres ruelles de la ville et que la rosée déposait ses perles sur les cerisiers, Reiko, elle était déjà aussi vive qu'une puce. D'ordinaire calme et maîtrisée, la demoiselle semblait épuisée par le manque de sommeil et la récente surcharge de travail. Elle avait passé une bonne partie de la nuit à corriger le mémoire d'un étudiant de troisième année alors qu'elle-même avait un rapport à rendre le jour-même. C'était d'ailleurs ce rapport qui la mettait dans tous ses états. Impossible de mettre la main dessus. Elle qui était si ordonnée, si disciplinée. Il était indéniable qu'elle était complètement dépassée.

En ouvrant un tiroir, elle tomba sur les photos du lycée, entourée de ses amis. Elle fit parcourut d'un pinçement au cœur, une nostalgie immense s'enparait de son esprit et de sa poitrine. Ses amis lui manquait, leurs rires et leurs pleurs … Sa vie d'étudiante aujourd'hui n'avait rien de similaire à ses années insouciantes de lycéennes. Reiko avait fait les frais du passage à l'âge adulte, au détriment de sa vie sociale. Mais elle avait une part de responsabilté indéniable puisqu'elle s'était elle-même mise à distance des autres. Il n'y avait qu'avec l'équipe de Kendo de l'université qu'elle était plus accessible. Elle s'était d'ailleurs un peu encouragée à être plus ouverte et à laisser des chances à ses connaissances les plus proches. L'une d'elle s'appelait Momoka et s'avérait être une jeune fille pleine de joie de vivre. Quelque part, elle lui rappelait son amie Eri, bien qu'un peu plus responsable et mature. Aussi, il y avait Hayato. Drôle, intéressant et patient, certainement le seul garçon à qui elle n'avait pas complètement refusé ses avances, sans toutefois les avoir acceptées. Reiko était devenue plutôt farouche du côté sentimental et n'osait pas non plus faire le premier pas, même si elle savait qu'au fond elle en avait envie.

Quoi qu'il en soit, ce n'était pas le moment de chômer. La kendoka finit par retrouver son rapport qui avait tout simplement glissé derrière la commode de l'entrée. Elle échappa quelques jurons et attrapa ses affaires afin de rejoindre le laboratoire de l'université. Ce soir, elle pourra extérioriser tous ces frustrations et accumulations lors de l'entraînement. Le kendo était comme une purge mentale et physique et lui assurait un certaine équilibre dans sa vie quotidienne, même si on ne pouvait pas en dire autant pour sa vie de façon générale.

Alors qu'elle marchait en direction de l'université, la jeune fille eut l'étrange sensation d'être suivie. Lorsqu'elle se retourna, elle dévisagea un homme quelques mètres derrière. Son visage ne lui était pas inconnu … Mais d'où le connaissait-elle ? Quand elle croisa son regard, l'homme bifurqua aussitôt, ce qu'elle trouva d'autant plus étrange. Serait-elle la cible d'un stalker ? Si c'était le cas, c'était un très mauvais stalker. S'il s'était suffisamment intéressé à elle, il aurait su que ce n'était pas une bonne idée de s'en prendre à une fille comme elle.

***

Dix-neuf heure. L'heure de la libération ! Reiko soupira longuement en se laissant choir sur son bureau.

«  Otsukare !!  »  ( ndlr : Bon travail )

Lorsqu'elle leva la tête elle aperçut la tête de Momoka visiblement plus en forme que jamais. Elle s'approcha d'elle et commença à la secouer vivement tandis que Reiko semblait presque se détacher de son coprs.

«  J'ai rarement été aussi mentalement épuisée … La correction des troisièmes années, le rapport d'étude, la correction de la présentation de mon maître de conférence et je dois me préocuper de la compétition d'automne … Et pour couronner le tout, j'ai un stalker aux basques … J'crois que si je me suis pas assez défoulée à l'entraînement ce soir, y'a des coups de shinai qui vont se perdre. »

A la fois étonnée et inquiète Momoka interrogea Reiko, qui ne tarda pas à le lui raconter. Son amie insista sur le fait qu'elle ne devait pas prendre cette histoire à la légère et qu'ayant elle-même déjà eu affaire à un énergumène du genre, il fallait s'en méfier car ils étaient souvent très imprévisibles.

L'entraînement eut l'effet escompté, même si elle se fit un peu réprimandé par son manque de discipline et de rigueur. Il était vrai qu'elle avait été assez dissipée et plus préoccupée par ses frappes que ses feintes. Après s'être excusée auprès de son entraîneur, elle partit rejoindre Momoka aux vestiaires.

«  On va boire un verre avec Hayato et les autres, j'suis sûre que ça te ferais du bien ! En plus, vaut mieux que tu ne rentre pas seule compte tenue des circonstances »

Reiko afficha un air amusé tout en posant ses mains sur ses hanches, l'air fière et invincible.

«  Si je viens, c'est uniquement parce que j'ai soif. Et qu'il faut effectivement qu'on me raccompagne, car si je suis bourrée, c'est dans le caniveau qu'on va retrouver ce putain de stalker ! Dis-toi que vous sauvez une vie ce soir ! »

Momoka soupira et leva les yeux au ciel mais finit par sourire. Si Reiko blaguait, c'était bon signe. Il était si rare pour elle de se laisser autant aller que même si elle était inquiète, il était plaisant de voir la demoiselle laisser sa carapace de côté. Une fois rafraîchit et rhabillée, les deux demoiselles rejoignèrent leurs camarades en direction de leur izakaya ( bar) repère.

La soirée battait son plein, Reiko et son groupe bien que bruyant semblait plutôt s'amuser. Même si les gros lourdeaux habituels du groupe tentaient une fois de plus de draguer Momoko qui pour s'amuser leur lança.

«  Pourquoi vous essayez pas avec Reiko ? Elle est de meilleure humeur que d'habitude ! »

Effectivement, Reiko n'avait jamais été tendre, en particulier avec ses camarades sportifs. Mais à peine eurent-il le temps de tenter quelque chose, qu'elle répondit tel un éclair frappant le sol.

«  Celui qui tente quoi que ce soit, il est mort. »

Un bref silence s'imposa alors qu'elle reprit.

«  Non j'déconne. Mais celui qui paie la prochaine tournée aura le droit à un bisous de Momoka ! »

Ainsi elle lança un regard amusé à sa camarade, essayant de démentir alors qu'un certain nombre de garçons s'étaient déjà rués vers le bar. Reiko savoura sa vengeance en même temps que sa mousse.

«  Tu es vraiment impitoyable Reiko-san … Autant au dojo qu'à l'extérieur ! Même l'alcool ne te débride pas, c'est incroyable ! » Lança d'un air amusé Hayaton à son égard.

«  D'ailleurs Hayato, tu devrais raccompagner Reiko, elle a un stalker. » Lança Momoka comme ultime riposte. Elle qui savait pertinemment l'intérêt mutuel que les deux jeunes gens se portaient sans jamais rien concrétiser.

«  C'est bon Momo-chan, arrête avec ça … »

Le regard d'Hayato changea du tout au tout et les traits de son visage se transformèrent en quelque chose de plus sévère.
«  Tu ne devrais pas prendre ça à la légère, tu n'est pas invincible … »

«  Zut alors, il n'y a déjà plus de métro ! Tu devrais peut-être l'héberger Hayato-kun … Malheureusement moi je ne peux pas, je dors chez ma tante ce soir … »

Comprenant alors la manigance de son amie, Reiko lui lança un regard noir.

«  C'est pas que ça me dérange mais bon … J'reste un mec, quoi. Je sais pas si je résisterai à la tentation si une fille dors chez moi … » Ajouta Hayato d'un ton mi-sérieux, mi-amusé.

«  Je te préviens, je dors avec mon shinai et je suis équipée d'un radar anti-pervers. Je veux un périmètre de sécurité de minium 5 m. Sinon tu dors sur ton paillasson. » rétorqua Reiko d'un ton militaire avant d'exploser de rire avec ses deux camarades.

Quelques instants plus tard, après être sortie de l'établissement et avoir salué Momoka et les autres, Reiko se retrouva seule avec Hayato, quelque peu nerveuse. Bien qu'elle savait qu'il ne tenterait rien de déplacé et que même s'il tentait quoi que soit, cela ne serait en rien déplacé puisqu'elle éprouvait elle aussi de l'attirance envers lui. Ce qui l'inquiétait le plus, c'était cette présence quasi permanente, cette impression incessante d'être suivie. Au bout d'une quinzaine de minutes de marche, Reiko regarda discrètement derrière son épaule lors d'un croisement. Elle en était sûre. Quelqu'un les suivait.

«  On arrive bientôt Hayato ? »
«  Oui, pourquoi ? La petite Reiko a mal aux pieds ? »
«  J'veux juste que tu gardes ton sang-froid ... On est suivi. »
«  J'vais buter cet enfoiré … »

Reiko saisit la main d'Hayato.
«  Reste calme je te dis. Ca ne changera rien. On va essayer de le semer et demain j'appelle la police pour régler ça. A trois, on se met à courir. Un … Deux … Trois »

Les deux jeunes gens se mirent à courir, presque main dans la main. Au bout de quelques minutes de courses, ils arrivèrent dans une ruelle. Hayato passa la tête derrière le mur, s'assurant d'avoir bel et bien semé le détraqué.

«  C'est bon, j'crois qu'on peut rentrer tranquillement. »

Arrivée chez Hayato, Reiko s'empressa d'aller jeter un œil à la fenêtre d'un air inquisiteur.

«  Tu veux du thé ? »
«  Volontiers … »

Quelques instants plus tard, Hayato revint revint avec le service à thé. Rien de mieux qu'un peu de réconfort après une soirée alcoolisée et une course effreinée. Malgré tout, Reiko ne lâchait pas la fenêtre des yeux. Son cœur se mit à battre de plus en plus lorsqu'elle aperçut une silhouette au coin de la rue.

«  Je crois qu'il est encore là … »
«  Comment il nous a suivit jusqu'ici ? »
«  J'en sais rien … Mais c'est un détraqué. Momoka m'a dit que c'était plus coriace que ce qu'on pouvait s'imaginer. Et qu'ils pouvaient aller très loin. 'Chais pas … Il connaissait peut-être déjà ton adresse … Putain si ça se trouve il a aussi celle de Momoka ... »
«  On devrait fermer toutes les fenêtres au cas où. »
«  Tu as raison. »

Spoiler:
 

Reiko traversa le couloir en direction de la chambre où elle ferma la fenêtre tout en jetant un regard discret. Elle était en colère et à la fois angoissée. Comment pouvait-on en arriver là ?
La jeune fille sortit de la chambre et se dirigea vers la pièce suivante qui semblait être un bureau. La fenêtre donnait directement sur une plateforme métallique facilement escaladable.  Mais en fermant la fenêtre, elle réalisa à l'horreur à laquelle elle faisait face. Là. Partout sur les murs. Des photos. D'elle principalement. A la fac, au dojo, au labo … Chez elle. Frappée par l'incompréhension, elle plaqua sa main contre sa bouche comme pour étouffer sa surprise. Elle recula d'un pas, puis deux … Jusqu'à sentir une présence derrière elle. Tout était confus … Hayato ? Vraiment ? Reiko ressentait le danger plus que jamais, tandis qu'il posa les mains sur ses épaules.

«  Alors qu'est-ce que t'en penses ? »

L'effroi pouvait se lire sur son regard et dans le ton de sa voix.

«  Mais tu es complètement cinglé … Comment ? … Pourquoi ? »

Reiko chercha du regard un échappatoire, un passage, une arme pour se défendre. Mais rien dans cette chambre de culte.

«  Ca ne sert à rien Reiko … Tu ne pourras sortir d'ici … Et quand bien même tu y arriverais, tu finirais par t'évanouir si tôt que tu n'aurais même pas le temps de passer la porte de l'immeuble. »

Ne voyant pas d'autres choix, Reiko lui fonça dessus et lui asséna un coup de coude dans les côtes pour se frayer un chemin. Une fois arrivée à la porte d'entrée, celle-ci était naturellement verrouillée. Son attention se porta vers les fenêtres, sauter d'un étage n'était pas dramatique … Mais s'il l'avait effectivement droguée, sa fuite serait bien difficile. Elle devait prévenir quelqu'un , la police, n'importe qui … Elle se jeta sur son sac pour y attraper son téléphone.

«  C'est ça que tu cherches ? » 

Lorsqu'elle leva la tête, elle vit Hayato brandir son téléphone et fut brutalement secoué d'un vertige. Sa tête semblait s’alourdir et ses membres se ramollissait comme du chiffon, au point qu'il devint difficile pour ses jambes de supporter le poids de son corps.

«  Espèce d'enfoiré ... Je ... »

***

Des flashs … Et une voix qui résonne … Reiko semblait reprendre conscience de temps à autres mais s'évanouit à plusieurs reprises.

Quand elle finit par reprendre ses esprits, elle était étendue sur une bâche, les mains et pieds liées.

«  Tu te réveilles enfin Reiko ? … Enfin après tout le temps que j'ai attendu pour ce moment, quelques minutes de plus ne changeront pas grand chose … Deux ans que j'attends ça … Je crois que tu es celle qui m'a donné le plus de fil à retordre … Mais je t'en remercie … Tu devrais être fière, tu seras sans doute la plus belle pièce de ma collection. Je ferais tout pour que ce soit le cas. Regarde les … Elles ne font pas le poids face à toi … »

Hayato jeta près de son visage des photos et découvrit de macabres représentations … Elle avait déjà entendu ça quelque part, de ces meurtres et de ces mises en scènes «  artistiques »  c'était inéluctablement le méfait d'un dangereux psychopathe. Et il se tenait devant elle, l'ayant à sa merci. Comment n'avait elle rien pu voir venir ? Comment a-t-il pu tromper autant de monde ?

Spoiler:
 

Il approcha son visage du sien et lui murmura :

«  Tu sais, je n'ai jamais montré mes photos aux autres filles. Mais toi, tu es vraiment spéciale. Je suis presque triste de me séparer de toi aussi vite, mais tu as tellement de potentiel … »

Hayato laissa glisser le dos de sa main indecemment contre la joue de Reiko rapprochant de plus en plus en plus son visage pour poser ses lèvres contre les siennes et l'embrasser. A sa surprise, Reiko lui rendit son baiser.

«  Arrête de jouer avec mes sentiments, je ne peux pas gâcher autant de potentiel, même si je voudrais bien te garder pour moi plus longtemps … »

Hayato fit durer le baiser plus longtemps, leurré par la dociltié de Reiko. Celle-ci mordit brutalement sa lèvre le plus fort possible et retourna sa ta tête avec le plus de force possible. Ainsi, elle lui arracha une partie de la lèvre inférieure, celui-ci laissa échapper un cri de douleur.

«  CONNASSE !!!! »

Éprit par la colère, il commença à frapper Reiko.

«  Non, non, non !!!  » Essaya-t-il de se convaincre lui même de s'arrêter pour sans doute ne pas abîmer son matériel, tandis qu'il attrapa un bout de tissu pour panser sa blessure. Il jeta un regard noir à Reiko tout en se saisissant d'une seringue. Il laissa échapper un soupir en guise d'adieu et planta l'aiguille dans le cou de la jeune fille. Reiko sentit son cœur battre de plus en plus fort dans sa poitrine. Elle savait. Elle savait que c'était fini. Que la dernière chose qu'elle verrait, c'était le visage d'Hayato. Que le sang qu'elle avait dans la bouche serait la dernière chose qu'elle goûterait. Que les cordes autour de ses poignets et ses chevilles, les coups d'Hayato sur son visage, les dernières choses qu'elle sentirait. Que la colère et la peur, les dernières choses qu'elle éprouverait.

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GANTZ
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MessageSujet: Re: Premier sang... [Morts Mission 1]   Mer 20 Juil - 11:34


Encore une journée ennuyeuse, une soirée ennuyante, un quotidien sans grand intérêt. Certes, il aimait vivre, mais Ichiro Hanazono avait juste ce tempérament propre à la majorité de cette génération gâtée. Une mentalité qui pouvait se résumer à une seule phrase.

- C'est chiant...

Lâchant un soupir, le énième d'une longue journée, le jeune employé d'une boîte immobilière avait vu sa pièce disparaître dans les méandres de ce distributeur défectueux. Encore de la malchance... Après une journée pourrie, il avait voulu se détendre avec une canette de thé vert. Mais non. Le sort lui refusait ça. Sur les 4 machines qu'il aurait pu choisir en chemin, il avait fallu qu'il tombe sur celle qui ne fonctionnait pas. Et forcément, pas moyen de récupérer sa pièce.

Quelqu'un d'un peu plus téméraire aurait bousculé l'engin dans l'espoir de récupérer son argent, réessayé ailleurs, ou appelé de l'aide pour les plus motivés. Mais Ichiro abandonna, tout simplement. Les mains dans les poches de son costume bon marché, valise sous le bras, il déambulait mollement dans les rues pour se rendre à pieds jusqu'à son modeste domicile, se demandant bien ce qu'il pourrait faire ce soir. Et quoi manger. Rien que d'y penser, ça le fatiguait. Alors il se décida à aller dans un petit restaurant de rue qui faisait de bons udon, ce qui lui fit changer sa trajectoire de départ. Au moins, il n'aurait pas à se préoccuper de faire les courses s'il n'avait rien à manger, ni à se prendre la tête vis à vis de quoi faire.

Empruntant sa nouvelle trajectoire, il arriva devant un grand chantier. Il l'observa en se demandant ce qu'ils construisaient, et se souvint s'être plaint intérieurement plus d'une fois du bruit que pouvait faire les travaux parfois, habitant non loin. Distrait, il ne fit pas attention à son environnement, et son environnement ne fit pas attention à lui. Alors qu'il s'arrêtait devant le panneau de chantier par curiosité afin d'y lire le projet, un bruit métallique sec se fit entendre au dessus de lui.

- Hé ! Attention !!

D'autres cris se mêlaient au vacarme, les ouvriers en hauteur remarquant que les attaches de la large poutre métallique suspendue brièvement l'instant de leur pause avant de reprendre le travail, venaient de lâcher simultanément. Et qu'un piéton se trouvait juste en dessous, ayant visiblement décidé d'ignorer les consignes de sécurité qui demandaient d'être prudent et d'éviter de passer par cette allée balisée...
Ichiro eut juste le temps de lever sa tête pour admirer les yeux écarquillés l'ombre de la poutre d'une tonne qui se rapprochait à toute vitesse du sol. Et lui se trouvait entre les deux.

- ... !

Rien le temps de faire.
Fais chier.


Plus loin, dans la petite ambiance chaleureuse du restaurant d'udon, une portion de nouilles savoureuses vint s'écraser dans son bol de soupe, produisant un bruit peu ragoûtant en s'y plongeant, mais dont les parfums aiguisaient immédiatement les sens. Miam.
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GANTZ
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MessageSujet: Re: Premier sang... [Morts Mission 1]   Mer 20 Juil - 14:56


進撃 St20130629 巨人 - Attack on Titan - OST II


- Huff ! ... Huff ! ... Aaaah !... ah !... Huff !

Les pas lourds résonnaient sous le pont. Titubante car essoufflée, une petite silhouette, similaire à celle d'un enfant, se retournait frénétiquement comme terrorisée par quelque chose. Il faisait sombre, mais encore plus sombre dans cette pénombre inquiétante, et avant qu'elle ne s'en rende compte, la proie était déjà piégée. Soudain, un peu plus loin, apparurent en trombe une dizaine de personnes vomies par un passage souterrain passant sous une route. Ils mirent quelques secondes à le trouver.

- Le voilà !! Le laissez pas partir !

Dans un sursaut et hoquetant, la cible de ses invectives tenta de reprendre sa course, mais en face de lui surgirent d'un passage similaire un autre groupe d'individus tout aussi nombreux.

- Oh là, oh là, pas si vite, hahaha !

Contrainte de s'arrêter, apeurée, la victime trempée de sueur et tremblante regardait frénétiquement à droite comme à gauche. Coincé par ses poursuivants, bloqué par le cours d'eau qui dévalait dans la digue, le jeune homme était fait comme un rat, et cette perspective l'effrayait. Il avait eu beau courir pour échapper à son sort, il n'avait pas été assez rapide.

Les lumières éblouissantes de certaines lampes torches éclairèrent le petit individu, qui ressemblait à un martien. Un peu. D'un point de vue extérieur, cela pouvait ressembler à une chasse à l'alien...

Spoiler:
 

La mâchoire claquante, Kawahama Takuma, aveuglé par les faisceaux lumineux pointés sur lui comme des phares, ne savait plus où se mettre. Agglutinés autour de lui tels des vautours, différents individus, des jeunes gens de l'université Shirogumi au vu de certains de leurs sacs dont le symbole y était brodé, ne tenaient aucune arme, et n'étaient pas foncièrement menaçants en soi. Filles ricanant, garçons chahutant. Ils ne comptaient pas passer à tabac le bonhomme, mais ils étaient là pour une raison.

Celui qui semblait être le leader de cette bande de jeunes s'avança, le visage camouflé par les ténèbres.

- Jolie course, mais hé, tu ne pensais quand même pas nous échapper aussi facilement !
- Hahaha, c'est clair ! Avec ses petites jambes. ajouta quelqu'un à ses côtés.

L'hilarité générale fut provoquée par cette boutade. Et Kawahama ne put que serrer ses petits poings et de se mordre les lèvres en baissant honteusement la tête. Oui, de son mètre trente-huit ridicule, plus petit que toutes les filles ici présentes, il n'allait pas aller bien loin. Dans la vie de tous les jours comme dans le cas présent. Ça avait été toujours comme ça. Et l'université n'avait pas failli à cette règle. S'il avait naïvement pensé au contraire que la maturité des gens là-bas l'aurait épargné, il s'était mis le doigt dans l'oeil.

Le garçon n'était atteint d'aucune maladie, d'aucun handicap. Il était juste petit, très petit, et pas franchement crédible. Une tête énorme et ronde, des traits tout aussi grossiers, une implantation capillaire qui lui donnait une coiffure de vieux salarié en fin de vie, il ressemblait à la caricature d'un héros de manga satirique. Cette apparence physique, il l'avait souffert depuis le lycée ou, tout à coup, sa croissance stoppa net tandis que tout ses camarades continuaient de grandir. Lui était resté là, dans l'ombre, telle une mauvaise plante, une pousse de soja éclipsée et destinée à être piétinée.

- Kyahahaha arrêtez, il va pleurer ! entonna une bécasse en s'essuyant une larme du coin de l'oeil.
- Il avait qu'à pas se défiler, aussi !
- Ouais, on l'a tous fait sauf lui !
répondirent en écho d'autres voix insurgées dans l'assemblée.

Il était comme un enfant pour eux. Un adulte dans le corps d'un enfant. Pas de meilleure cible pour une tête de turc, pas vrai ?
C'était un bizutage.
Le leader fit quelques pas de plus.

- Tss tss tss, c'est vrai ça Kawahama-kuuun, tu n'avais qu'une chose à faire~

Le concerné sursauta, et déglutit en se rappelant ce qu'ils avaient fait. Dans ce restaurant. Manger... manger ce poulpe... VIVANT ! Un haut le coeur le menaça, mais il avait déjà la nausée et des sueurs froides compte tenu de la situation de toute façon. Tout bégayant, il tenta d'articuler pour se défendre.

- M...ma...mais i... il... l... c... c'é... c'était viv... vivant et... ça bou... bougeait !

C'est déjà de justesse qu'il était parvenu à éviter le défi en s'éclipsant une heure aux toilettes, suite à quoi sa disparition avait parue trop suspecte et, de force, on était venu le cueillir et le visser sur sa chaise, en tentant de le maintenir pour lui faire avaler le "met délicat". C'est seulement en se débattant et en renversant maladroitement avec ses pieds dans la lutte une carafe de saké qui se déversa sur la jupe d'une des filles, qu'il avait miraculeusement put se détacher de leur étreinte et filer comme le vent aussi vite que ses petits pieds le lui permettaient. Mais l'escapade fut de courte durée.

Ça aurait été un bon moyen de s'intégrer, pourtant. Ou pas. Car malgré ce qu'avaient clamé certains quelques secondes auparavant, en vérité, peu l'avaient réellement fait. Ils gardaient ce supplice pour lui. Il s'était bien douté que leur invitation et leurs sourires faussement amicaux depuis quelques jours étaient suspects. Personne n'avait jamais voulu devenir son ami au lycée, de peur de devenir eux aussi une cible des brutes qui le tyrannisaient avec acharnement. Personne ne l'avait jamais défendu, pas même lui, alors qui le ferait...

- Hahaha, mais c'est tout l'intérêt ! C'est un jeu, Kawahamu-kun ! Un jeu !  poursuivit son interlocuteur sur un ton fanfaron.
- Tu l'as appelé, Kawahamu, hahahaha ! Imbécile ! corrigea une des pimbêches toute rouge.
- Vraiment ? Hahaha ! Peu importe !

Visiblement, l'alcool avait bien tourné à flot, et la plupart ici présents étaient ivres ou bien entamés. Pour sa part, Kawahama n'avait pas ingurgité plus d'une coupe d'alcool, et c'est l'esprit on ne peut plus lucide qu'il appréhendait la suite.

Le leader renchérit.
- Bref ! On va devoir te trouver une nouvelle sanction !

Suite à quoi, tout le groupuscule approuva à l'unisson.
- Ouais, Kawahamu, la poule mouillée, kyahaha !!!
- On a qu'à lui faire trempette !
- Oooh, s'il aime tant que ça ses amis les poulpes, ouais, faisons-ça !

Un frisson effroyable lui parcourut l'échine. Il regarda par dessus son épaule. Ils allaient le jeter dans l'eau glacée et sale. Et il ne savait pas nager. Vivement, il secoua la tête de gauche à droite en signe de protestation. Sans plus attendre, des mains l'agrippèrent de tous côtés, et l'encerclant, le soulevèrent du sol sans la moindre difficulté. Kawahama essaya tant bien que mal de se défendre, de se débattre, de crier qu'il ne pouvait pas, ne voulait pas, mais plus personne ne l'écoutait. Il poussa un cri de surprise et d'effroi lorsqu'il se retrouva la tête à l'envers. Tout décoiffé, le sang lui montant immédiatement à sa grosse tête, il voyait le monde tel qu'il était. Distordu. À l'envers. Et ses agresseurs hurlaient de rire en le maniant par les pieds comme une vulgaire poupée de chiffons.

- Tu es prêt pour ton bain, Kawahamu ?!
- On va rincer le goût du poulpe que tu as pas eu avec un grand verre d'eau !
- Kawahamu !
- KAWAHAMU !!
- KAWAHAMU !!!


Tétanisé, impuissant, le garçon sentit sa tête plongée sous l'eau terriblement froide et dégoûtante, qui s'engouffra dans sa bouche et ses narines, ses oreilles. Il gesticulait aussi fort que ses muscles chétifs le permettaient, en vain.

Puis il fut remonté.

Et redescendu.

Et ainsi de suite.

Chaque plongée était plus terrible que la précédente. S'il avait été capable de maîtriser ses émotions, avec un peu de rythme, il aurait pu trouver le moyen de se boucher les narines et de respirer lorsqu'on le remontait. Pour eux, saouls et hilares, ce n'était qu'un jeu. Un jeu dangereux. Pour lui, c'était sa sentence de mort. Et à chaque fois qu'il remontait à la surface, tentant désespérément d'aspirer la moindre bouffée d'air, l'eau ruisselant de ses habits l'étouffait davantage. Tout ce qu'il entendait dans ce chaos d'émotions et de sensations horribles, c'était son prénom, scandé en choeur, à intervalles réguliers, écorché volontairement. Même ça, ils ne le respectaient pas. Les larmes se mêlaient à l'eau, lavant sa détresse avec indifférence.

Si seulement il avait été plus grand, si seulement il avait été plus fort... Non. S'il avait été différent, une autre personne, tout ça ne serait jamais arrivé en premier lieu.

Ce qui sembla durer une heure pour lui dura à peine 5 minutes en vérité.
Et au bout de ce délai, Kawahama était mort, noyé.




Ce n'est qu'une minute plus tard, que les tortionnaires se rendirent petit à petit compte de la situation, et que le rire laissa place aux cris et à la panique générale.

- Eh... Il bouge plus...
- Hein ?! Quoi ?! Me dis pas que... !
- Tu rigoles ?!
- Nan, il plaisante ! Hé, réveille-toi, Kawahama, c'est pas drôle !
- Non !!
- Oh merde, oh merde !!!
- Qu'est-ce qu'on a fait ?!
- Je vous avais dit d'arrêter !!! Je vous ai dit--!!!
- TA GUEULE !!! Tout le monde se calme !
- Vérifiez son pouls ! Qui sait faire un massage cardiaque ?!
- Non, le touchez pas !!! Y'aura nos empreintes dessus ! Faut le laisser et se barrer, TOUT DE SUITE !!!
- Ouais !
- Quoi ?! Mais t'es malade ?!
- On va se faire arrêter !! Kyaaah, nooon !
- C'était une blague !! Juste une blague !!!
- Bande d'imbéciles !


Mais le leader s'interposa.

- Tout le monde, fermez-la et écoutez-moi !! Personne nous a vu ! Alors on s'en va tous, maintenant, chacun de notre côté ! Personne ne parle de cette histoire à qui que ce soit, compris ?! On l'a jamais retrouvé après le restaurant, et il s'est noyé saoul, c'est tout !! On a rien à voir là-dedans, pigé ?! Le premier qui l'ouvre, on le bute !

Ainsi, dans un murmure général d'inquiétudes, le pas pressant, certains pleurant, certains allant vomir plus loin, chacun des criminels ici présent rentra chez lui, sain, et sauf, tandis que Kawahama gisait là, inerte, la face dans l'eau.


Dernière édition par GANTZ le Mer 20 Juil - 23:49, édité 2 fois
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Kokutou Nakoshi
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MessageSujet: Re: Premier sang... [Morts Mission 1]   Mer 20 Juil - 15:18

[Précédemment]

L'infirmière ferma la porte derrière elle, dans un silence et sobriété qui contrastait complètement avec la situation dans laquelle elle avait plongé Nakoshi. Il était venu ici simplement pour accompagner son amie, lui souhaiter un joyeux anniversaire dans son coma, et il en était venu à dire à quel point il ne croyait presque pas à l'influence que sa présence pouvait avoir pour elle.
Quand cette femme se décida à le laisser avec Shiki, il se sentit écœurant. Il croyait en son attachement pour elle, en l'espoir qu'un jour elle se réveille et qu'ils continuent simplement de vivre l'un avec l'autre, modestement, sans en attendre plus. Mais il avait déjà cessé de penser que sa présence la touche réellement. Qu'il puisse lui apporter quelque chose malgré le vide dans lequel elle devait se trouver. Les personnes qui aiment peuvent-elles vraiment en venir à voir les choses de la sorte ? A abandonner espoir aussi facilement ? A y réfléchir, il avait l'impression que sa bienveillance n'était devenue qu'une habitude. Il ne se chamboulait plus par l'incertitude de l'état de Shiki. Il s'y était seulement habitué.

Au final, cet anniversaire avait perdu toute sa saveur. Il continua son repas au chevet de son amie, mais à aucun moment il n'eut le courage de se réinventer un dialogue dans sa tête.
Shiki resta silencieuse, tout le long de son repas solitaire. Il mangea tout ce qu'il avait préparé, mais il perdit l'envie d'ouvrir la bouteille de saké qu'il avait apportée pour l'occasion. Il se leva simplement, tout en regardant la belle mélancoliquement. Il lui toucha doucement la main.

"Crois-moi, je voudrais avoir le pouvoir de changer les choses pour toi."

Puis il sortit simplement, emportant toutes ses affaires avec lui. Il ne recroisa pas la fameuse infirmière qui l'avait perturbé lorsqu'il traversa l’hôpital pour repartir vers l'accueil. Il lui vint alors une idée... C'était bien trop bête de partir aussi vite, comme ça, le jour de l'anniversaire de Shiki. Dire aussi simplement comme il mésestimait sa propre présence ici, c'était faire preuve d'un certain dédain envers Shiki, mais aussi envers l'infirmière qui s'occupait d'elle. Peut-être pouvait-il lui offrir quelque chose ? Rien de très important, simplement faire un geste, quelque chose qui la fasse s'éloigner de cette mélancolie dans laquelle il semblait l'avoir plongée.
Il sortit alors le thermos de sa sacoche et versa le fameux thé qu'il avait amené juste pour l'occasion. Il était encore chaud, c'était le moment parfait pour le partager comme il convenait. Il alla vers l'accueil.

"Rebonjour, c'est encore moi. Dites-moi, vous savez où je peux trouver l'infirmière qui s'occupe de Nagase Shiki ? Je voudrais la remercier."

"Sakoto ? Elle doit être dans la même aile où se trouve votre amie. Patientez un peu là bas, vous finirez par la croiser, je pense."

Ainsi donc, elle s'appelait Sakoto... Elle-même ne s'était pas présentée à lui, et il n'avait pas pensé à regarder son badge. Il s'empressa en tout cas de rejoindre l'aile de Shiki, pour finalement patienter devant la porte de sa chambre. Comme il attendit un moment, il prit au passage un gobelet d'un distributeur d'eau pour partager convenablement son thé. Il ne savait pas vraiment comment commencer ses excuses. Sans doute sonneraient-elles creux. Évidemment, dans un sens logique, il ne pouvait rien faire pour Shiki. Mais cette infirmière avait beau se confronter à un quotidien logique et scientifique, elle croyait dur comme fer que sa seule présence pouvait apporter quelque chose. Peut-être était-ce simplement cela qui lui fallait, pour mieux vivre cette situation : y croire.
C'est alors qu'elle réapparut. Il n'osa pas vraiment engager le pas vers elle, mais dans un mouvement timide, il se tourna vers elle. D'un regard, elle sembla comprendre qu'il voulait encore lui parler. Elle s'approcha donc, et finalement, il lui tendit ce fameux gobelet.

"Ce n'est vraiment pas grand chose, mais je tenais à m'excuser. Et à vous remercier aussi. C'est rassurant de voir que je ne suis pas la seule personne à me soucier d'elle."

Elle resta silencieuse mais attrapa le petit gobelet de plastique dans lequel Kokutou versa le breuvage.

"J'espère qu'il vous pl-pl-pl-plairO."

Il était bien incapable d'expliquer ce qui se passait, mais il peinait à articuler. Ce n'était quand même pas la timidité ? L'incongruité de la situation ?

"P-p-p-p-p-ardon, je suis un p-p-p-p-p m-laise."

C'est alors qu'une douleur intense parcourut son bras droit, justement en train de verser le dit thé. Il se crispa d'un coup, sans que Nakoshi ne puisse le contrôler, puis sembla tout simplement le plus répondre, laissant tomber le thermos sur le sol.

"Oh ! Je suis vraiment d..."

Désormais, le côté droit de sa bouche se crispa, et il fut bientôt incapable d'émettre un quelconque son cohérent. Sa vision se troubla très vite, et la paralysie de son bras droit s'étendit sur tout le côté de son corps, le faisant un immanquablement chuter dans la flaque de thé.
Il entendit vaguement la voix de Sakoto qui essayait de le rassurer. Il entendit le terme "AVC", et comprit qu'il devait garder sa position en attendant qu'on puisse l'emmener ailleurs. Pour autant, il n'arrivait pas à saisir tout à fait la situation, et tout semblait flou à travers tous ses sens. Il voyait mal, entendait mal, ressentait mal, et il sentit étrangement l'odeur du parfum de Shiki, d'avant son accident.
C'était une hallucination ? Ou bien il ne faisait que s'en souvenir ? Dans tous les cas, la première chose à laquelle il pouvait penser là, maintenant, c'était combien il ne voulait pas que sa vie se termine ainsi. Pas quand Shiki était toujours endormie.
Puis il réalisa qu'il était dans un hôpital. Des tas de médecins seraient là pour lui. Il allait être sauvé.
Il allait rester en vie, tout irait bien pour lui.
Puis sa vision se troubla de plus en plus, tout comme son ouïe. Les voix des gens ne devinrent plus que des échos incompréhensibles. La sensation du sol contre son dos s'effaça petit à petit, et dans le noir qu'il percevait, il ne pouvait avoir que l'image trouble d'une femme en kimono rouge.

"Sh...Shiki... ?"
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MessageSujet: Re: Premier sang... [Morts Mission 1]   Mer 20 Juil - 20:52



- Tu t'entraînes encore ??

Aux portes du gymnase scolaire, une jeune lycéenne s'adressait à une silhouette svelte qui s'étirait et sautillait. Haruko Bando s'entraînait jusque tard afin de parfaire ses talents d'athlète.

- Bientôt les régionales ! Tu parles que je m'entraîne !
- Okay, fais de ton mieux Haruko-chan ! N'oublie pas de bien tout fermer derrière toi comme d'habitude~!
- Ouiii~


Ainsi, les portes du gymnase se fermèrent, laissant la jeune sportive seule à son entraînement intense. Toute transpirante, elle essayait de pousser ses limites afin de devenir la meilleure et rendre sa famille et son école fières. Elle adorait ces moments ou elle pouvait se retrouver avec elle-même et avoir l'endroit rien que pour elle. Ainsi, elle pouvait se concentrer à fond et donner son maximum. Les régionales ! Les régionales ! La victoire ! Elle n'avait que ça en tête.



Une heure plus tard, son corps fatigué n'en pouvait plus, ruisselant d'effort sous ses habits de sport du lycée. Elle avait besoin d'une pause, mais elle ne s'écouta pas et préféra l'obstination. Tout métabolisme à ses limites, et tout esprit ses défauts. Le sien fut de persister à vouloir aller au delà des avertissements que lui envoyaient ses sens. Une autre élancée sur la table de saut, et elle loupa. Sa main glissa de la hanse, et dans une pirouette non contrôlée, agrémenté d'un cri, elle tenta de se rattraper avec l'autre mais se brisa celle-ci, avant de retomber violemment face la première dans un angle des plus fâcheux.

{CRACK}



Le corps sans vie de Haruko s'affala de tout son long. Joli angle, la nuque.
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MessageSujet: Re: Premier sang... [Morts Mission 1]   Mer 20 Juil - 23:28


Dans un parc proche de la station Kameido, deux amis se trouvaient côte à côte assis sur un banc. Il était 21h25, ils sirotaient pour l'un une brique de jus de raisin, pour l'autre une canette de Coca Cola. L'air chaud de l'Été Japonais donnait envie de rester à l'extérieur, et c'est ce que Ikuto Sarashina & Naoya Shirakawa avaient entrepris de faire. L'un avait son portable en main, l'autre regardait le ciel. Les deux étudiants du lycée Seika papotaient surtout.

- Tu t'rends compte, bientôt la fin d'année, déjà...
- La dernière, oui.
- Tu sais c'que tu vas faire, alors ?

Ikuto soupira. Il baissa son portable pour fixer son ami qui le dominait légèrement de par son mètre quatre-vingt cinq, même assis.

- Tu me l'as déjà demandé, abruti...
- Tch ! C'pas pour autant que j'suis satisfait d'ta réponse ! Abruti toi-même !

Naoya serra sa canette vide si fort qu'elle se crispa sous la force de son poing. Toujours à démarrer au quart de tour.

- Ouais, ouais, monsieur Conseiller d'Orientation. Je vous tiendrais au courant de mes décisions de vie.
- La ferme !!

La Tornade Blanche. C'était son nom de délinquant, à ce grand blond au regard acerbe. Il l'avait rangé au placard depuis plusieurs années maintenant. S'il avait décroché par peur de sa mère, et surtout pour ne plus la voir pleurer à cause de son comportement, n'en persistait pas moins son tempérament de feu qui demeurait celui d'une racaille. Mais une racaille peut se soucier de ses amis. En l'occurrence, Ikkun, car tel était son surnom - certes bien moins impressionnant que pouvait l'être le nom d'un désastre naturel, était son meilleur ami. Et ce depuis le lycée.

À cette période, Naoya, affectueusement renommé Shiroyan par les filles de leur classe, eut du mal à faire la transition de chef de délinquants à élève à peu près normal quoique à problèmes. C'est en partie grâce à Ikuto, sa personnalité, son tempérament désinvolte, qu'il put devenir quelqu'un d'autre. Quelqu'un de sensiblement meilleur, moins enclin à l'usage de ses poings qu'auparavant. Si Naoya était le muscle, Ikuto était la cervelle. Et justement car ce dernier savait réfléchir, mieux que lui en tout cas, cela tuait le blondinet que son ami soit incapable de prendre les "bonnes" décisions.

D'un geste désinvolte mais précis, Naoya balança la canette vide dans la poubelle d'en face. But.

- Raaah ! J'comprends pas !
- Réfléchis pas trop, tu risques un anévrisme, ducon.
- Comment tu peux rester assis-là comme un péteux sans t'décider ?! T'es un homme ou pas ?!
- Va te faire, le vieux !!
- Sale chauve !!
- Ha ?! T'as vu ta tronche ?!


Les deux énergumènes front à front se jetaient des regards éclairs, mais abandonnèrent bien vite l'affrontement en soupirant mutuellement. Ikuto était le seul capable de tenir tête à Naoya sans se pisser dans le froc. Sa nature désinvolte le prédisposait à une attitude je-m'en-foutiste qui était fort appréciable face à un caractère aussi franc du buffet que le blond. C'était en ces caractéristiques particulières, le feu et la glace, que les deux s'étaient liés d'une profonde amitié.

Secouant la tête, Naoya n'avait aucune idée de quoi dire pour le convaincre. Lui et les mots, les grands discours, c'était pas son truc... Il essaya quand même de le raisonner.

- T'es vraiment une plaie... Avec le talent qu't'as, c'est dessinateur d'manga qu'tu devrais être.
- Lâche-moi avec ça, putain...

Gêné, Ikuto regardait ailleurs.

- Que dalle. T'as peur qu'on t'dise que t'es nul ou qu'on t'traite d'otaku, c'est tout !
- Et alors ?? s'insurgea le concerné.
- Et alors conneries !! Tout l'monde te traite déjà d'otaku, 'spèce d'intello. Et l'premier gland d'éditeur qui t'dit qu'ton travail c'est d'la merde, j'le forcerais à s'torcher avec pour voir c'que ça fait !!

Niveau honnêteté, personne ne pouvait égaler Naoya. Chier ses mots, ça oui. Les mâcher ? Ça non. Sans soucis des conventions, c'était le genre de gars à vous cracher vos 7 vérités en pleine poire peu importe qui vous étiez. Cela fit pouffer malgré lui Ikuto qui trouvait la scène drôle à imaginer.

- T'marre pas, p'tain d'otaku ! J'suis sérieux !!
- Hahaha... je suis obligé quand je t'entends parler, homo sapiens. Tu as cru que le métier de mangaka était si facile que ça ? En plus, qui ça intéresse de nos jours les histoires romantiques, écrites par un mec.

Oui, c'était sa spécialité. Sans doute la raison de sa "honte" vis à vis de son don. Qu'il entretenait secret. Son meilleur ami et quelques autres élèves, surtout des filles dans la confidence, devaient être les seuls au courant de son talent. Si Naoya était mangaka, lui, il serait sans doute 200% shōnen ou seinen. Le contraste était permanent.

- N'importe quoi ! Y'a des tas d'pervers dans c'foutu pays prêts à t'rendre riche en achetant tes histoires !

Il est vrai. Un manque de confiance en soi et d'espoir en la profession étaient sans doute en cause. Le genre de choses que Naoya était bien incapable de comprendre, lui qui ne se posait pas plus de questions que s'il devait remettre ou pas son caleçon le lendemain. Ikuto préféra changer le sujet de conversation, ou du moins de dériver l'attention sur autre chose comme il savait le faire subtilement et naturellement.

- Et toi ? Avec ta grande gueule, tu comptes aller où ?
- Ha ?! Peuh... j'en sais rien... L'université qui m'acceptera, j'imagine...
- L'université qui--? Hahahaha ! Toi ? À l'université ?!

Une grosse veine vint immédiatement gonfler le front de l'ancien délinquant alors qu'il brandissait son poing en direction de son ami.

- Qu'est-ce qu'y a d'si drôle, enfoiré ?!
- Hahaha, rien, juste t'imaginer comme employé modèle avec une bourse, c'est à crever de rire.
- Haaa ?!

Ikuto leva ses cheveux pour les rabattre sur son crâne et faire sa meilleure imitation possible de son camarade.

- Oï, patron de merde-san !! Où est ma paie oui s'il-vous-plaît pour acheter mon Coca, kora !!
- COMME SI !!!


Sur le banc, dans le parc étonnamment vide et calme, ils étaient éclairés par un simple lampadaire autour duquel nombreux insectes tournoyaient frénétiquement pour s'y brûler.

- Hahaha, non, plus sérieusement, j'irais où tu seras accepté, grosse buse.
- Quoi ?! Pourquoi ?
- On est jeunes, bêtes et immatures. On a encore tout ce temps pour profiter de notre jeunesse avant de devenir "sérieux" quel que soit le choix qu'on va faire. Ça nous laisse l'occasion de méditer notre avenir dont tous les vieux nous rabâchent l'importance capitale. Tu parles... Si ces croulants savaient ce qui était vraiment bon et important pour ce pays ça ferait longtemps qu'on serait pas--

Tandis qu'Ikkun monologuait, une brise les traversa tous deux. Dans le plus grand des silences, une ombre s'était glissée derrière eux. Sans un bruit. Sans se faire remarquer.

{WHKAM!!!}


Brusquement, Ikuto s'effondra face la première sur le sol froid. Le sang giclait à flots. Naoya en avait assez vu la couleur pour comprendre que c'en était. Les yeux écarquillés, il avait suivi incrédule la trajectoire du corps inerte de son ami, puis remonta à sa source pour voir une batte ensanglantée hors de la pénombre. À son bout, un homme, d'une taille incroyable, encapuchonné, tenait l'arme du crime. La seule chose que l'on pouvait voir sous cette capuche noire et sous cet angle, était un sourire carnassier d'un blanc éclatant.

D'un bond, Naoya enragé s'était levé prêt à sauter à la gorge de leur agresseur masqué, préparant son poing en direction de sa tempe.

- ESPÈCE DE SALE ENFOIR--!!!

{BANG!!!}


Un trou apparut en plein milieu du front du blondinet, qui les yeux rivés vers leur meurtrier, s'écroula en arrière tel un tronc scié net et s'effondrant par terre. La détonation avait résonné dans tout le parc, et quelques oiseaux s'étaient précipitamment envolés de l'arbre le plus proche. Au loin, plusieurs chiens se mirent à aboyer en échos. Du canon brûlait jaillissait la fumée résultant du tir à bout portant.

En l'espèce d'un instant, l'inconnu avait d'une main dégainé une arme à feu de ses habits et visé parfaitement la tête de sa seconde cible. Deux tués, en 4 secondes. Dans le plus grand des calmes, l'individu rangea son arme dans sa veste, et faisant tournoyer sa batte, se mit à siffler en s'éloignant tranquillement de la scène de crime.
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Komaeda Kazuka
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MessageSujet: Re: Premier sang... [Morts Mission 1]   Ven 22 Juil - 16:43

Il était 20h, les lumières de Tokyo étaient allumées, révélant toute la splendeur de la ville et avec elle la force du Japon. Komaeda Kazuka était à la terrasse du dernier étape du siège de la Kei Komaeda Corp, une grande terrasse en dalle rouge servant principalement pour les cérémonies prestigieuses concernant la société et qui donnait vers la tour de Tokyo pour seuls éléments présents une simple table à pieds supportant un seau à glace contenant trois bouteilles d'un alcool particulier.

Aujourd'hui, un événement particulier était à fêter, un événement pour l'avenir de la lignée Komaeda et de sa société, il était prévu de le fêter en priver, à cette heure le siège tournait au ralenti et les six derniers étages étaient dépeuplés. L'héritier de l'empire Komaeda se tenait à la rambarde feuilleté d'or, regardant l'horizon l'air calme et serein, il faisait chaud mais l'air se refroidissait grâce à la présence d'une petite brise.

Venant de l'intérieur, un pas déterminé et s'amplifiant détourna l'attention initiale de Kazuka, lentement il se redressa et se tourna, son oncle, l'actuel président de la Kei Komaeda Corp venait d'arriver. Vêtu de son costume bleu à chemise blanche et cravate rouge sur laquelle était brodé en fil d'or l'emblème familial, le dragon doré des Komaeda, arborant toujours son air impassible dont sa pair de lunettes accentuait cela, l'homme ne faisait pas du tout ses 65 ans. L'air moins sportif que son neveu, Kotaro Komaeda pouvait encore se vanter d'avoir un corps exemplaire à son âge malgré tout.



« Ravi de l'honneur que vous me faites d'avoir votre présence ici même, Kotaro-sama.» dit-il en se penchant respectueusement.

Le vieil homme, avançant vers lui leva un bras pour lui indiquer qu'il pouvait se redresser.

« Je n'allais pas refuser l'invitation de mon brillant neveu après les excellents résultats que tu m'as envoyé, le chiffre d'affaire de Kei Komaeda Corp n'a jamais été aussi élevé depuis que je t'ai laissé la gestion des affaires, chaque année tu surpasses les résultats précédents. » Il s'adossa à la rambarde. « J'aurai pensé à une cérémonie plus étoffée. »

Kazuka s'approcha du seau à glace et saisit une bouteille de taille modeste, et au liquide rouge, le whisky le plus pur du Japon, le Yamazaki. Il remplit les deux grands verres carrés qui étaient à leur disposition.

« Les événements les plus importants n'ont pas forcément été assisté par la moitié du Monde. Pour fêter celui-là nous n'avions pas besoin de nous encombrer alors que l'entreprise doit sa réussite à nous deux. » Il mit deux glaçons dans chacun des verres. « Votre séjour à Hong-Kong s'est bien passé ? » Demanda-t-il le ton neutre en s'approchant de son oncle en tendant un verre.

« Appréciable, je ne me plaindrai pas de sa gente féminine. »

Kotaro Komaeda prit volontiers le verre et huma son contenant.

« Le Yamazaki, 50 ans d'âge, très bon choix. »

Ils trinquèrent puis burent tout deux une gorgée. Ils discutèrent longuement, de l'avenir de l'entreprise, de la place de la famille Komaeda dans la société japonaise, et du futur de Asuka Misune. Kotaro buvait verre après verre, tandis que Kazuka ne faisait que tremper les lèvres, son oncle commençait à être sous l'effet de l'alcool, une faiblesse qu'il avait toujours traîné, il était cependant encore maître de sa volonté.

« Nous sommes le 30 Juillet, ça ne vous rappelle pas une date ? »

« Pas vraiment, je devrais ? » répondit-il l'air indifférent, le ton légèrement altéré par l'alcool, il porta une main à son visage.

« C'est pourtant le jour où vous avez assassiné votre père, et ironiquement le jour où vous avez assassiné votre frère. » Son regard était imperturbable.

Kotaro Komaeda commençait à montrer des signes de fatigue, il transpirait et semblait avoir du mal à respirer, il desserra son col, tandis qu'il se cramponnait à la rambarde.

« Je...je ne vois pas de quoi tu parles, je...je...je ne vais pas...» Sa respiration devenait forcée.

« Quand Komaeda Kazunaga a succombé le 30 Juillet à 13h d'une intoxication due à une mal préparation d'un Tétraodon qu'on nomme couramment poisson globe, c'était sans compter sur votre intervention auprès du cuisinier qui était en charge ce jour-là. »

Il s'approcha du vieil homme agonisant, son regard ne changeait pas, sa voix non plus, ils étaient fermes.

« Je sais tout sur vos actes, malgré vos précautions, vos dissimulations étaient beaucoup trop grossières pour un être telle que moi qui chercherait en profondeur. Le soir de la mort de votre frère ainsi que de sa femme, l'homme qui a été condamné précipitamment à mort, avait commis cet acte sous la promesse d'une coquette somme d'argent. Pour atteindre vos objectifs vous êtes passé par la corruption, l'assassinat, la falsification mais vous avez commis des erreurs, et je m'en suis délecté. »

Kotaro allait de plus en plus mal, Kazuka agrippa son oncle par le col qu'il serra très fort.

« Que m'as-tu fait ? » Son regard indiquait qu'il comprenait la finalité de la situation mais il souhaitait une explication, Kotaro Komaeda l'homme qui dirigea d'une main de fer sa société et tout ceux qui le côtoyaient depuis des années, était impuissant. Avait-il peur de la mort ? Avait-il envisagé cette possibilité ? Kazuka n'avait que faire de satisfaire la dernière volonté d'un mourant, mais il allait satisfaire la dernière volonté de l'homme qui lui avait permis d'acquérir tout ce qu'il avait maintenant.

« Au moment où vous êtes arrivé, seul les premiers étages étaient encore en activité pour ce soir, les étages supérieurs étaient peuplés de gens qui ne pouvaient vous croiser, ou n'étaient pas peuplés, les caméras de ces étages ne sont actuellement pas en état de fonctionnement du au fait que ce soir une maintenance du réseau-sécurité. J'ai aussi fait en sorte qu'aucun document papier mentionnant cela ne soit fait, les quelques individus pouvait devenir gênant dans l'avenir rencontreront malencontreusement des hommes du clan Yamaguchi à qui j'ai confié leur liste. Enfin, le verre que vous teniez été enduis phyllobates terribilis, un poison d'Amazonie secrété par la peau des dendrobates une espèce de grenouille tropicale, un poison mortel qui se transmet par contact avec la peau, j'ai évidemment pris mes précautions en prenant un antidote peu de temps avant que vous n'arriviez, bien que je porte tout le temps des gens. Satisfait mon oncle. » Dit-il en souriant légèrement.

Il fit basculer d'un geste sec l'homme dans le vide, puis il jeta la bouteille qui n'avait pas encore été ouverte dans le vidé également. Komaeda Kazuka, récemment nommé par succession légitime président de la Kei Komaeda Corp et nouveau chef de famille, le 30 Juillet 2016 à 20h40, prit son verre et le leva en direction de la Lune. Il jubilait, il était maintenant le seul à la tête de ce empire, Asuka Misune ne représentait rien, mais elle pourrait toutefois le servir un peu.

« Je vous rends hommage mon oncle de m'avoir transmis tout ce que j'ai maintenant, vous avez ma reconnaissance éternelle, mais je vous ai surpassé, contrairement à vous je n'ai pas de faiblesse, je suis un être parfait. Komaeda Kotaro j'espère que vous avez apprécié la fête que je vous ai organisé pour célébrer votre mort. »

Il but cul sec son verre, soudain les glaçons allèrent dans la gorge et restèrent bloqués. La respira de Kazuka fut stoppé nette, il chancela renversant au passage la table et alterna massage de la gorge et frappe sur le haut du torse pour faire passer les glaçons.

**Non non non non je ne peux pas.**

Sa vision se troubla, un brin de panique l'envahit, il ne voulait pas mourir maintenant, pas aussi bêtement, il ne voulait pas y croire, il avait encore tant de chose à conquérir, son but ultime n'était pas atteint. Un être aussi parfait que lui ne pouvait pas s'éteindre ce soir. Quelque chose de dur rentra en collision avec sa tête, son corps était faible, il semblait être sur le sol, lentement il essaya d'aller chercher les glaçons dans sa gorge mais rien à faire, c'est en buvant un verre de l'alcool préféré de son oncle que Komaeda Kazuka mourut.
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Ange Des Monts
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MessageSujet: Re: Premier sang... [Morts Mission 1]   Dim 24 Juil - 21:06

Son premier jour au lycée, Ange avait créé la surprise parmi ses camarades de classe qui pensaient qu'elle serait plus anglophone et plus grande. Surtout, ils ne s'attendaient pas à ce qu'elle parle aussi bien le japonais. Enfin, leur surprise était toujours moins gênante que chez les adultes. Ces derniers la complimentaient comme un bébé à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche …

Ceci dit, la classe nippone était bien plus studieuse qu'en France. Le professeur parlait, les élèves écoutaient, point barre. Tout le monde partageait la même opinion, la même pensée censée ne contrarier personne. Même si Ange appelait un chat, un chat, elle avait été acceptée d'emblée par son lycée.

Le lendemain aussi, la française faisait sensation et elle espérait que le phénomène de nouveauté finirait par passer, sinon elle entrerait "en éruption". Ce serait encore un coup à faire sensation. En tout cas, personne n'avait ébruité le sauvetage de la petite Ai Endo la veille, une bonne chose. La petite … elle était plus grande qu'elle ! En tout cas, la japonaise lui était clairement reconnaissante de l'avoir sauvée, on pouvait même affirmer qu'elle était déjà devenue sa meilleure amie. D'un naturel en apparence plutôt timide, la nippone en était même presque venue aux mains pour faire équipe avec elle pendant un cours consacré aux premiers secours.

Et le lendemain …

"Ange ! Tu m'as manquée !"

Pour la deuxième fois en deux jours, Ai venait de sauter au cou d'Ange en guise de bonjour. Cette démonstration supposément amicale mettait la petite française particulièrement mal à l'aise.

"Bonjour … la dernière fois qu'on s'est vus, c'était hier hein ..."

Et voilà qu'elle rougit …

"Désolée, mais ça faisait une éternité pour moi ..."

Ange surprit alors un sourire de connivence chez un élève passant près d'elles.

"Tu veux voir mon cartable de près toi !"

Le garçon en question s'enfuit sans demander son reste et Ange plongeait son regard franc dans celui de son "amie pour la vie".

"Ecoute ma grande, je t'aime bien mais refais moi encore le coup de la ventouse et je te tue jusqu'à ce que tu meurs. Compris ?"

Et voilà que ça baisse la tête, soumise.

"Compris ..."

Ca, c'était fait mais quelque chose titillait la petite française pendant leur pause, plus tard.

"Ai, j'ai pensé à un truc … tu étais obligée de mettre ta langue dans ma bouche pendant l'exercice sur la respiration artificielle ?"

Ai était devenue plus rouge qu'une tomate bien … rouge.

"C'est … c'est une tradition ..."

En entendant cette explication fumeuse, Ange dévisageait son interlocutrice avec une méfiance somme toute légitime.

"Une tradition ..."

Répondait-elle en faisant pour le moment semblant d'ignorer deux voisines de tablée qui affectaient de parler entre elles mais étaient pliées de rire en les espionnant. Pendant ce temps, Ai s'enhardissait :

"Oui, d'ailleurs, il y a une autre tradition … qu'on en a une nouvelle meilleure amie, on dort avec elle ..."

La petite française en avait plissé les yeux encore plus qu'une japonaise lambda.

"Ai ?"

"Oui ?"

"Ce n'est pas parce que je suis blonde que tu dois me prendre pour une blonde."

Puis elle "percutait".

"Ho mon Dieu ! Tu es amoureuse de moi !"

Ai en tombait littéralement de sa chaise, ainsi que les deux voisines ! Ange aurait juré que ça n'arrivait que dans les mangas !

"Ange ! Ces choses-là ne se disent pas !"

Avait répliqué alors l'une des espionnes … Chihiro.

"Mais c'est vrai."

"Mais ces choses-là ne se disent pas."

"Mais c'est vrai."

"Mais ces choses-là ne se disent pas."

Hum, le disque se rayait mais Chihiro enchainait alors :

"Moi aussi j'ai très envie de ..."

Elle murmurait les derniers mots à l'oreille d'Ange qui en tombait de sa chaise ! Les japonaises n'étaient pas censée être puritaines ? En se levant, Ange était aussi rouge écrevisse que si elle s'était exposée plus de cinq minutes aux rayons du soleil.

"Chihiro ! Ces choses-là ne se disent pas !"

"Mais c'est vrai."

"Mais ces choses-là ne se disent ..."

Comprenant que le disque se rayait à nouveau mais dans l'autre sens, la blonde changeait brusquement d'attitude et concluait avec un grand sourire :

"Ai, Chihiko, Emiko, bienvenue dans ma friendzone."

Interloquées, les trois filles mettaient visiblement du temps à comprendre le sens de ses paroles lorsque l'ahuri de la classe prénommé Fugo intervint alors en étirant ses lèvres vers les lycéennes :

"Allons les filles, faites l'amour, pas la guerre. Faites-moi toutes un gros bisou pour vous réconcilier."

Et une avalanche de cartables sur Fugo, une !

Après les cours, Ange repensait à tout ça après avoir fait la bise à Ai, laquelle semblait avoir au moins temporairement renoncé à lui sauter dessus comme un obèse à jeun devant un hamburger bien appétissant.

*Me mettre la langue dans mon autre bouche … cette allumeuse de Chihiro m'a un peu émoustillée ! Ce serait le bon moment pour tomber amoureuse mais la seule chose qui risque le plus de me tomber dessus, c'est une boule de démolition*

Ange pensait probablement ça parce qu'elle passait alors assez près d'une grue de chantier que le grutier ne contrôlait plus. La machine tournait, tournait à toute allure, et à son extrémité, une boule de démolition tournait, tournait presque aussi vite. Quel était le risque qu'une grue bouge ainsi ? Mince. Quel était le risque pour que la boule de démolition se détache ? Infime. Enfin, quel était le risque pour que la boule de démolition tombe précisément sur la petite française et l'aplatisse ? Et pourtant, la dernière chose que vit la jeune femme, ce fut cette boule de démolition juste avant qu'elle l'aplatisse. Ange ressentit alors une douleur fulgurante puis plus rien.
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Hinata Shōyō
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MessageSujet: Re: Premier sang... [Morts Mission 1]   Dim 24 Juil - 22:20

C'était une de ces journées chaudes d'Été, qui avait commencée pour Hinata comme toutes les autres, jusqu'à atteindre le point culminant et le plus émulsifiant : l'entraînement. La platitude des cours par rapport à l'excitation qu'il pouvait ressentir pendant qu'il jouait au volley-ball était un obstacle bien insignifiant pour lui. Mais attendre jusqu'à cet instant demandait une patience qu'il n'avait pas toujours. Et quand le moment était enfin venu, le garçon pouvait déchaîner toute sa passion et son énergie emmagasinée pour cet instant. Alors, il était inarrêtable.

C'est après plusieurs heures passées avec ses camarades, quand bien même infatigable et s'il aurait pu rester toute la nuit ici dans leur gymnase à parfaire leur jeu d'équipe, que le capitaine mit fin à leur séance par des félicitations et encouragements ainsi que quelques ordres. Tous s'exécutèrent avec discipline et dans leur camaraderie habituelle. Après quoi, Hinata se sépara d'eux afin de rentrer chez lui en sautillant en pensant à l'entraînement de demain. Il avait troqué au vestiaire sa tenue de sport pour celle de membre du club qui ne constituait qu'un ensemble uni et noir des plus sobres, sa sacoche beige à l'épaule. C'était toujours comme ça. Il était presque 21h30 et la nuit s'installait tandis que les éclairages des foyers et des rues venaient remplacer l'astre du jour.

Alors qu'il dégustait une brioche pour reprendre des forces en arpentant le trottoir, Hinata ruminait ses erreurs de tantôt et s'impatientait des tentatives qu'ils feraient demain.

*Raah, il me manque de la détente... Je me suis encore pris le filet aujourd'hui ! Mais ça, c'est la faute de cette tête de mule de Tobio ! Je lui montrerais qu'il peut me faire confiance et m'envoyer toutes ses balles ! Il verra !*

Pendant que le petit sportif déterminé se faisait son petit monologue intérieur plein de bonne volonté et de conviction les mains croisées derrière sa tignasse rousse alors qu'il mâchouillait son en-cas, des bruits attirèrent son attention en amont. Une petite fille et son chien, un grand labrador faisant au moins deux fois sa taille, jouaient proche d'un petit parc à jeux. Le chien semblait bien agité mais ils semblaient tous deux s'amuser, ce qui fit esquisser un sourire à l'observateur. Mais tout à coup, les choses se gâtèrent. En une fraction de seconde, répondant à l'appel d'un autre chien, le gros balourd traversa telle une furie la route, emportant avec lui via la laisse sa jeune maîtresse qui fut emportée impuissante.

- Aaah ! Alexander ! Attends !

La petite fille dû lâcher prise et s'étala de tout son long sur le béton en poussant un cri geignard de douleur. À ce moment-là déboula un camion, à une vitesse suspecte dont un coup d'oeil alerte confirma à Hinata que son conducteur avait la tête ailleurs et semblait chercher quelque chose précipitamment dans son véhicule. Réalisant la dangerosité de la situation, Hinata les yeux écarquillés en lâcha sa brioche et fonça telle une bourrasque vers la scène avec la rapidité extraordinaire qui lui était propre.


*15 mètres, non, 20... je peux le faire à temps !*

Ce n'était pas pour un défi mais bien pour sauver la vie de la petite fille qu'il s'était élancé à corps perdu entre le camion et elle. Enfin, il n'y était pas encore. En l'espace de quelques secondes, il avait traversé la rue vide et était arrivé en parallèle de la gamine qui avait tout juste eut le temps de se relever mais ne comprenait pas encore la gravité de la situation.


D'un bond, les yeux animés par une espèce de lueur indescriptible, Hinata utilisa une des techniques qu'il avait mis au point lors d'un match de tournoi afin d'impressionner son équipe et empêcher la balle de sortir. Il prit appui d'un coup sur le muret à sa droite et s'en servit comme d'un tremplin dans sa course pour atteindre sa cible. Cette fois, ce n'était pas un ballon, mais une enfant en danger. Il n'était pas un héros. Il n'était qu'un lycéen passionné de volley-ball doté de capacités physiques extraordinaires. À ce moment, la petite fille réalisa le véhicule, et le conducteur réalisa également le tout, mais trop tard.

- YOSHAAAA!!!

Comme un fauve, il avait bondi, complètement parallèle au sol telle une planche de surf, tous bras tendus vers la petite qui dévisageait avec des yeux gros comme des billes ce garçon qui déboulait de nulle part tel un super héros. Alors que le chien aboyait frénétiquement de l'autre côté de la route, que le temps semblait s'être arrêté, tout se passa en vérité en un éclair. Hinata était parvenu à atteindre la fille et eut assez de force pour la pousser de ses deux mains pour la propulser de l'autre côté du danger aux côtés de son animal. Quant à lui, sa trajectoire semblait s'arrêter là.

*Non... ! J'ai encore raté mon appui... !*

Alors que les lumières des phares du camion l'inondaient de lumière, que le bruit des freins vrillait les tympans, les dernières pensées d'Hinata s'étaient tournées sur sa performance plus que tout autre chose, alors qu'il voyait non sans soulagement la gamine en sécurité affalée sur son postérieur. S'il y avait un coéquipier de l'autre côté, et qu'elle avait été un ballon... peut-être qu'ils auraient gagné. C'est sur cette pensée excitante que Hinata fut fauché par le pare-choc du bolide traversant le champ de vision de la petite fille toute déboussolée, qui assista à la scène sans vraiment la comprendre.

Plusieurs mètres après, le camion freina, et c'est un conducteur paniqué qui en sortit.
Pas très loin du corps, la brioche à moitié entamée était là, par terre.
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